Boussora- professeur de littérature – a épousé un médecin Seini qui souhaite l’émancipation de sa femme et des femmes camerounaises. Ce dernier se veut « féministe ».Mais il est devenu le chef d’une confrérie . Ses ambitions éducatives se trouvent mises entre parenthèse avec les contraintes de la vie d’un presque roi.Sa vie ,entourée d’esclaves et de concubines contredisent les valeurs de sa «première vie ».L’autrice aborde ainsi des thèmes telle que la place des femmes dans la société camerounaise,le poids des traditions familiales, politiques et religieuses, la forte volonté d’émancipation des femmes notamment vis à vis du poids du patriarcat. « Les chaînes invisibles des mentalités sont les plus dures à briser » . »
Elle tente d’imposer des règles de vie plus ouvertes au palais:en vain .Elle songe à demander le divorce. Cette vie officielle contribue à leur éloignement réciproque. Le lecteur et la lectrice s’interrogent sur les velléités d’émancipation de Seini .La réalité et toujours plus complexe.
Un roman qui donne voix aux femmes.
Un roman passionné et passionnant.






