Depuis des décennies la Birmanie vit sous le joug d’une junte militaire impitoyable Là-bas les mots sont plus redoutés que les armes, lire est un crime et la littérature un acte de résistance. C’est dans cet univers toxique que ce livre nous emporte.
C’est à Naypyidaw, capitale démesurée et presque vide, que se croisent Arun, poète bâillonné par le totalitarisme, fils d’un général dur, despotique, cruel, et Jack, écrivain français en exil, à bout de souffle, cherchant l’inspiration. Tous les deux aiment la littérature, l’un mourrait pour elle, l’autre n’attend qu’elle pour revivre. Jack est celui qu’Arun espérait, celui qui le mènera au livre interdit. C’est l’espoir d’avoir un jour ce livre entre les mains qui permet à Arun d’avancer malgré les conditions dans lesquelles son père l’oblige à vivre. Et Jack n’aura qu’un but, trouver le livre pour l’offrir à Arun, malgré un chemin semé d’embuches.
Magnifique roman, tout en poésie et délicatesse qui nous entraîne de la Birmanie au Laos. Les personnages sont attachants. Ce livre est une ode à la littérature comme ultime refuge contre la barbarie, contre l’obscurantisme. Un livre à dévorer et à savourer.
Nour Malowé est née à Paris et vit près de Toulouse.




